Quand le Free parle des femmes......

Quand le Free parle des femmes......
Et en bien mesdames et messieurs.et si je le met c'est que ça vaut le coup qu'en j'en parle croyez moi en tant que meuf je sais que les mc qui parlent correctement des meufs (oui des femmes et non pas des chaudasses qui se dandinent sur certains clips ou que l'on devine dans certaines phases) ça court pas les rues......voilà c'est beau et c'est du bon donc dédicace à tout ceux qui ont kiffé et qui kiffent encore........c'est un feat. avec K-Rhyme le Roi les 2 Mc's Arabica....c'est trop de bonheur!!!

Le voile du silence

Grandie dans les régions d'Alger situées dans les maquis loin des marchands de tapis
Exposée le long des rues ruée des gens sur le pavé
En se passant le calumet près d'une tasse de thé à la menthe
Sur un air de hit qui chante, sous les tentes sans arrêt
C'était en plein été sous la blanche ensoleillée
Vêtue de blanc sous un immense palier, sur le grand port d'Alger
Dans sa main un panier, juste de quoi manger pour le trajet
Assise sur un banc, elle n'a que dix-huit ans
Quand elle prit son premier bateau pour la Méditerrannée
En direction de Marseille, ville rebelle, sous un coucher de Soleil
Où ses parents se sont installés il y a 17 ans, 4 enfants, pas un franc
Seule une valise en main, comme compagne sans rien
Accueillies comme des mesquines loin des regards mesquins
Pour y travailler, gagner son pain, subvenir à ses besoins, faut bien...

Refrain :
Elle brise le voile du silence pour prendre les voiles à 18 ans
Elle pense à l'évasion, prisonnière d'une tradition millénaire
Sur Terre, que faire si j'revendique des choses pour mes soeurs ?
J'sais que dans leurs coeurs ça va mal
Combien parmi vous ont fait la cavale ?
Maintenant on pense à vous, c'est dans les annales

Oubliée dans le désarroi, elle n'a pas le choix
Elle voit comment les traditions, les coutûmes de ses parents
Dirigent son intégration, loin du temple de la tentation
Enfermée dans sa maison, elle n'a pas de chance
Prisonnière sous le voile du silence, la sentence
Elle fait partie de celles qui pensent à l'évasion, voyager vers l'horizon
Sa seule passion était collée sur les murs blancs de sa chambre
Quelques posters de manequins au regard tendre
Sur son regard, près du miroir, ses larmes tombaient comme des cendres
Elle rêvait de se rendre, partir loin là-bas
Loin de son lit froissé, mais liée par sa destinée dans son 10 mètres carrés
Près de sa fenêtre, la tête posée sur ses lettres, elle s'inquiète
Rien à mettre sur ses cahiers de maths, près des petits frères qui font la hiate
Les pattes sont cuites, la faim crie, les frères crient
Toute seule dans ce bruit la nuit, le mal elle le subit
Elle se couche il est minuit...

Refrain

Après les cours elle rentre chez elle, pour elle pas de week-end
Renfermée dans sa maison, peine loi du talion
Le moindre tort était la moindre explication
Sinon c'était sans réveillon cloitrée dans sa chambre
Avec ses rêves et ses crayons en larmes
Sur son carnet secret, ses sentiments de femme dévoilée
En grandissant sans pouvoir parler, rien demander
Elle n'osait pas, elle n'haussait pas la voix, pas le choix
Pas le droit de choisir, désobéir
Il lui a fallut du temps avant de revenir
De là où s'écrit se bat dans le silence sans rien dire
Elle inventait des fausses sorties, bibliothèque, copie chez la copine
Qui se combinaient, cours de ratrapage pour un ciné, calciné sur le cahier
Tout ça pour profiter de la moindre seconde d'une vie volée
Sans thé, sans blé, qui se répétait dans sa tête
Elle a appris à tout faire en cachette
Depuis l'enfance en cachette, qu'étaient sa sale de vie, sa façon d'être
D'exister, autant que ses mailles enfermées
Obligée de se cacher pour une envie d'aimer
Dans une force de liberté qu'était plus forte que les regrets
Donnés par les coups de ceintures affligés
En suppliant jusqu'à maintenant, aujourd'hui à exorter son passé
Le temps panse peu à peu les blessures
Fatiguée de luter, elle décida de s'enfuir...

Refrain

P.s : La photo c'est une photo du Stratégie Tour.....donc voilà je n'y suis pas allée mais je suis quand même allée les voir aux Nuits de fourvière à Lyon.....rhoooooo comment jme la pète...tsssss....

# Posté le lundi 04 octobre 2004 15:01

9 minutes de bonheur...

9 minutes de bonheur...
Diantre ! mais quand respirent-ils ?????

Shurik'n
L'encre coule, le sang se répand, la feuille buvard
Absorbe l'émotion, sac d'image dans ma mémoire
Je parle de ce que mes proches vivent et de ce que je vois
Des mecs coulés par le désespoir qui partent à la dérive
Des mecs qui pour 20 000 de shit se déchirent
Je parle du quotidien, écoute bien mes phrases font pas rire
Rire, sourire, certains l'ont perdu je pense à Momo
Qui m'a dit à plus jamais, je ne l'ai revu
Tenter le diable pour sortir de la galère, t'as gagné frère
Mais c'est toujours la misère pour ce qui pousse derrière
Pousse pousser au milieu d'un champs de béton
Grandir dans un parking et voir les grands faire rentrer les ronds
La pauvreté, ça fait gamberger en deux temps trois mouvements
On coupe, on compresse, on découpe, on emballe, on vend
A tour de bras, on fait rentrer l'argent du crack
Ouais, c'est ça la vie, et parle pas de RMI ici ici
Ici le rêve des jeunes c'est la Golf GTI, survet' Tachini
Tomber les femmes à l'aise comme many
Sur Scarface, je suis comme tout le monde je délire bien
Dieu merci, j'ai grandis, je suis plus malin, lui il crève à la fin
La fin, la faim, la faim justifie les moyens, 4, 5 coups malsains
Et on tient jusqu'à demain, après on verra bien
On marche dans l'ombre du malin du soir au matin
Tapis dans un coin, couteau à la main, bandit de grand chemin
Chemin, chemin, y'en a pas deux pour être un dieu
Frapper comme une enclume, pas tomber les yeux, l'envieux en veut
Une route pour y entrer deux pour s'en sortir, 3/4 cuir
Réussir, s'évanouir, devenir un souvenir
Souvenir, être si jeune, en avoir plein le répertoire
Des gars rayés de la carte qu'on efface comme un tableau tchpaou! c'est le noir
Croire en qui, en quoi, les mecs sont tous des mirroirs
Vont dans le même sens, veulent s'en mettre plein les tirroirs
Tiroir, on y passe notre vie, on y fini avant de connaître l'enfer
Sur terre, on construit son paradis
Fiction, désillusion trop forte, sors le chichon
La réalité tape trop dur, besoin d'évasion
Evasion, évasion, effort d'imagination, ici tout est gris
Les murs, les esprits, les rats la nuit
On veut s'échapper de la prison, une aiguille passe, on passe à l'action
Fausse diversion, un jour tu pètes les plombs
Les plombs, certains chanceux en ont dans la cervelle
D'autres se les envoient pour une poignée de biftons, guerre fraternelle
Les armes poussent comme la mauvaise herbe
L'image du gangster se propage comme la gangraine sème ses graines
Graines, graines, graine de délinquant qu'espèrez-vous ? Tous jeunes
On leur apprend que rien ne fait un homme à part les francs
Au franc tireur discret au groupe organisé, la racine devient champs
Trop grand, impossible à arrêter
Arrêté, poisseux au départ, chanceux à la sortie
On prend trois mois, le bruit court, la réputation grandit
Les barreaux font plus peur, c'est la routine, vulgaire épine
Fine esquisse à l'encre de Chine, figurine qui parfois s'anime
S'anime, animé d'une furieuse envie de monnaie
Le noir tombe, qu'importe le temps qu'il fait, on jette les dés, faut flamber
Perdre et gagner, rentrer avec quelques papiers en plus
Ça aidera, personne demandera d'où ils sont tombés
Tomber ou pas, pour tout, pour rien on prend le risque, pas grave cousin
De toute façon dans les deux cas, on s'en sort bien
Vivre comme un chien ou un prince, y'a pas photo
On fait un choix, fait griller le gigot, briller les joyaux
Joyaux, un rêve, plein les poches mais la cible est loin, la flèche
Ricoche, le diable rajoute une encoche trop moche les mecs cochent
Leur propre case, décoche pour du cash, j'entends les cloches, les coups de pioche
Creuser un trou, c'est trop fastoche
Fastoche, facile le blouson du bourgeois docile des mêmes la hantise
Et porcelaine dans le pare-brise
Tchac! rasoir sur le sac à main, par ici les talbins
Ça c'est toute la journée, lendemain, après lendemain
Lendemain ? C'est pas le problème, on vit au jour le jour
On n'a pas le temps ou on perd de l'argent, les autres le prennent
Demain, c'est loin, on n'est pas pressé, au fur et à mesure
On avance en surveillant nos fesses pour parler au futur
Futur, le futur ne changera pas grand-chose, les générations prochaines
Seront pires que nous, leur vie sera plus morose
Notre avenir, c'est la minute d'après le but, anticiper
Prévenir avant de se faire clouer
Clouer, clouer sur un banc rien d'autre à faire, on boit de la bière
On siffle les gazières qui n'ont pas de frère
Les murs nous tiennent comme du papier tue-mouches
On est là, jamais on s'en sortira, Satan nous tient avec sa fourche
Fourche, enfourcher les risques seconde après seconde
Chaque occasion est une pierre de plus ajoutée à nos frondes
Contre leurs lasers, certains désespèrent, beaucoup touchent terre
Les obstinés refusent le combat suicidaire
Cidaire, sidérés, les dieux regardent l'humain se diriger vers le mauvais
Côté de l'éternité d'un pas ferme et décidé
Préfèrant rôder en bas en haut, on va s'emmerder
Y'a qu'ici que les anges vendent la fumée
Fumée, encore une bouffée, le voile est tombé
La tête sur l'oreiller, la merde un instant estomper
Par la fenêtre, un cri fait son entrée, un homme se fait braquer
Un enfant se fait serrer, pour une Cartier menotté
Menotté, pieds et poings liés par la fatalité
Prisonnier du donjon, le destin est le geôlier
Le teurf l'arène on a grandit avec les jeux
Gladiateur courageux, mais la vie est coriace, on lutte comme on peut


Akh
Dans les constructions élevées
Incompréhension, bandes de gosses soi-disant mal élevés
Frictions, excitation, patrouilles de civils
Trouille inutile, légendes et mythes débiles
Haschich au kilo, poètes armés de stylo
Réserves de créativité, hangars, silos
Ça file au Bloc 20, pack de Heineken dans les mains
Oublier en tirant sur un gros joint
Princesses d'Afrique, fille mère, plastique
Plein de colle, raclo à la masse lunatique
Economie parallèle, équipe dure comme un roc
Petits Don qui contrôlent grave leurs spots
On pète la Veuve Cliquot, parqués comme à Mexico
Horizons cimentés, pickpockets, toxicos
Personnes honnêtes ignorées, superflics, Zorros
Politiciens et journalistes en visite au zoo
Musulmans respectueux, pères de famille humbles
Baffles qui blastent la musique de la jungle
Entrées dévastées, carcasses de tires éclatées
Nuée de gosses qui viennent gratter
Lumières oranges qui s'allument, cheminées qui fument
Parties de foot improvisées sur le bitume
Golf, VR6, pneus qui crissent
Silence brisé par les sirènes de police
Polos façonnable, survêtements minables
Mères au traits de caractère admirables
Chichon bidon, histoires de prison
Stupides divisions, amas de tisons ou
Clichés d'Orient, cuisine au piment
Jolis noms d'arbres pour des bâtiments dans la forêt de ciment
Désert du midi, soleil écrasant
Vie la nuit, pendant le mois de Rhamadhan
Pas de distraction, se créer un peu d'action
Jeu de dés, de contrée, paris d'argent, méchante attraction
Rires ininterrompus, arrestations impromptues
Maires d'arrondissement corrompus
Marcher sur les seringues usagées, rêver de voyager
Autoradios en affaire, lot de chaînes arrachées
Bougre sans retour, psychopathe sans pitié
Meilleurs liens d'amitié qu'un type puisse trouver
Génies du sport faisant leurs classes sur les terrains vagues
Nouvelles blagues, terribles techniques de drague
Individualités qui craquent parce que stressées
Personne ne bouge, personne ne sera blessé
Vapeur d'éther, d'eau écarlate, d'alcool
Fourgon de la Brink's maté comme le pactole
C'est pas drôle, le chien mord enfermé dans la cage
Bave de rage, les barreaux grimpent au deuxième étage
Dealer du hashich, c'est sage si tu veux sortir la femme
Si tu plonges, la ferme, y'a pas de drame
Mais l'école est pas loin, les ennuis non plus
Ça commence par des tapes au cul, ça finit par des gardes à vue
Regarde la rue, ce qui change ? Y'a que les saisons
Tu baves du béton, crache du béton, chie du béton
Te bats pour du laiton, mais est-ce que ça rapporte
Regrette pas les biftons quand la BAC frappe à la porte
Trois couleurs sur les affiches nous traitent comme des bordilles
C'est pas Manille OK, mais les cigarettes se torpillent
Coupable innocent, ça parle cash, de pour cent
Oeil pour oeil, bouche pour dent, c'est stressant
Très tôt, c'est déjà la famille dehors, la bande à Kader
Va niquer ta mère, la merde au cul, ils parlent déjà de travers
Pas facile de parler d'amour, travail à l'usine
Les belles gazelles se brisent l'échine dans les cuisines
Les élus ressassent rénovation ça rassure
Mais c'est toujours la même merde, derrière la dernière couche
De peinture, feu les rêves gisent enterrés dans la cour
A douze ans conduire, mourir, finir comme Tupac Shakur
Mater les photos, majeur aujourd'hui, poto
Pas mal d'amis se sont déjà tués en moto
Une fois tu gagnes, mille fois tu perds, le futur c'est un loto
Pour ce, je dédie mes textes en qualité d'ex-voto, mec
Ici t'es jugé à la réputation forte
Manque-toi et tous les jours les bougres pissent sur ta porte
C'est le tarif minimum et gaffe
Ceux qui pèsent transforment le secteur en oppidum
Gelé, l'ambiance s'électrise, y'a plein de places assises
Béton figé fait office de froide banquise
Les gosses veulent sortir, les "non" tombent comme des massues
Les artistes de mon cul, pompent les subventions DSU
Tant d'énergie perdue pour des préjugés indus
Les décideurs financiers plein de merde dans la vue
En attendant, les espoirs foirent, capotent, certains rappent
Les pierres partent, les caisses volées dérapent
C'est le bordel au lycée, dans les couloirs on ouvre les extincteurs
Le quartier devient le terrain de chasse des inspecteurs
Le dos à un oeil car les eaux sont truffées d'écueils
Recueille le blé, on joue aux dés dans un sombre cercueil
C'est trop, les potos chient sur le profil Roméo
Un tchoc de popo, faire les fils et un bon rodéo
La vie est dure, si on veut du rêve
lls mettent du pneu dans le shit et te vendent ça Ramsellef
Tu me diras "ça va, c'est pas trop"
Mais pour du tcherno, un hamidou quand on n'a rien, c'est chaud
Je sais de quoi je parle, moi, le batard
J'ai du fêter mes vingt ans avec trois bouteilles de Valstar
Le spot bout ce soir qui est le King
D'entrée, les murs sont réservés comme des places de parking
Mais qui peut comprendre la mène pleine
Qu'un type a bout frappe sec poussé par la haine
Et qu'on ne nait pas programmé pour faire un foin
Je pense pas à demain, parce que demain c'est loin !

# Posté le samedi 09 octobre 2004 04:13

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:46

Kery james:la sagesse du rap français

Kery james:la sagesse du rap français
Que tous les mc's de Mars et Paname s'associent sur un même double album comme ça c'est déjà rare, mais si en plus c'est pour délivrer un message plein de sagesse et de bon sens comme celui-ci, obligé que j'en parle......et qu'on en parle....lâchez des coms
par contre je la met pas en entier elle est beaucoup trop longue lol juste les couplets que j'aime...

Lino : Jeune homme deviens c' que tu es, pas c' qu'ils veulent que tu sois
Un habitué du drame avec une arme pour seul accessoire
S'faire tuer à l'adolescence n'a rien d' funky
Les vrais calibres sont la foi et la connaissance
Ne jamais prostituer son âme, je cite
Y'a pas d' couleur qui t' dévie d' la route de la réussite
Faut savoir qui tu es, rester vissé
Ne maudis pas l' trou où tu tombes mais c' qui t'y a poussé


Kammouze: Pour toutes ces mères qui nous ont mis au monde
Tous ces darons, les mains blessées par toutes ces années d'un travail immonde
Tous leurs sacrifices qu'on est trop cons pour voir jeunes
Est-ce qu'ils nous ont appris l' respect avec un gun ?
Non ! Tu préfères être craint ou préfère être aimé
A force de tester, si tu savais combien sont décédés
Fais l'analyse de toi seul et de ton avenir
Relève la tête et bats-toi pour le devenir

Blacko : Scarla, cesse de t'apitoyer sur ton sort
Relève la tête, regarde, non ça c'est pas mort
Dis-toi, celui qui veut s'en sort
Sors du ghetto et de ses mauvais sorts
Tu sais t'as l' choix, ta vie est c' que tu en fais
Gâcher un avenir, à l'arrivée ça fait trop mal
Man, mon message vient du coeur
Passe-le aux frères et soeurs, Blacko vient chanter

Disiz La Peste: J'viens redire c'que j'ai toujours dit, depuis déjà dix ans
C'est Disiz alias Fifty CFA le tigen
Sois libre ou meurs en essayant d' l'être
J'glorifie les vrais, celui qui bute l'école j' suis avec toi t'inquiète
J'ai traîné mes guêtres, fier d'être à la quête
Du bien-être de nos êtres, je veux être
A l'image de Malcolm, Martin ou Gandhi
Pas de Tony, j'aime mes semblables et je l' redis

Habiba: Parce qu'on nous enlève
La chance du départ
Plus fort on veut croire
On sait que l'on vient de loin
Même s'ils prennent tes rêves
Pour leur pire cauchemar
Garde en toi l'espoir
On choisira nos chemins

Pit Baccardi: J'viens dire aux mômes qu'y a pas qu' le bussiness pour être dans l'élite
Les types s' laissent mourir dans les maux, disant que le monde est stone
J'ai peut-être que la maîtrise de rimes pas du genre lève tôt
Mais aujourd'hui j' peux m'écarter quand se serre l'étau
Juste dire, qu'ils vivent mieux, mais on n'a rien d' moins
Faire tourner la machine, qu'ils voient cette mine d'or, que cache le ghetto
Lève-toi, bats-toi ça reste l'hymne
Arrêtons d' subir, nous sommes les futurs leaders

Le Rat Luciano : Pousse le poste de l'auto à son maxi que le monde entende le message
D'un simple mort en sursis
Seule notre fortune fait notre différence
Dans l' fond on est les mêmes, pour un million d' raisons différentes
J'suis venu dire qu'un homme, un vrai choisit toujours
Et qu'il est prêt au pire quand c'est l'honneur de la famille qui se joue
Que dès qu'un gosse se goure, de gun court à son secours
Que 6 millions d' personnes vivent dans la pauvreté à ce jour

Jango Jack:Toi le jeune du ghetto, relève la tête
La rue fait mal tu le sais, elle t'a fait tomber bien des fois
Tu vis des trucs de dingue
Croque donc la vie à pleine dent, fais le, étudie en solo
Yo, j'veux des intellos, jeune prodige du ghetto ??
Jeune prodige du ghetto !
Je voudrais des gars opés
pour science po
Au sommet, pour mon ghetto

Diam's:J'fais partie de ces jeunes perdus, que le monde bute à plate couture
Que le monde torture à coup de bombes et d'coups durs
Mais tu crois quoi ? Quand le mal te hante t'es mal
Quand t'es seule et qu'tu l'comprends, tu te mens, t'es là, seule
Face à toi-même, tu penses à ta mère, tu penses à ta foi
Car t'es seule face à ta perte comme chaque soir
Jeune fille, dépressive, trouve-toi une idée très précise
Pour avancer quand les esprits se rétrécissent

OL' Kainry:C'est pour mes petits frères, cachés dans un coin en train d'boire
En train d'croire que l'échec c'est plein d'arabes et plein d'noirs
Préfèrent respecter les caïds que leurs darons
Plus speed que Christine Aron, tout l'monde debout comme Nég marrons
J'veux voir des skarlas juges, avocats ou docs
Pour nous y'a pas qu'le ciné le foot le crime et le hip-hop
J'me suis perdu sans réfléchir dans les sentiers
Relever, pour honorer mon daron sur les chantiers

Matt:Frangin, il faut monter ta garde rester un homme fort
Frangin, t'instruire et ne pas toujours traîner dehors
Frangin, pense aux plus jeunes qui te voient en modèle
Relève donc la tête

Kool Shen: Sors tes griffes si tu montes, grand, sors les contrats, comprends
Vite, que c'est arrivé tout en haut qu'on t'pend
Si t'as pas d'bon sens, fais-toi aider compense
L'ascension sociale, nécessite une prise de conscience
Et si tu déclines l'invite
N'oublie pas d'ôter les épines, des roses cueillies bien vite
Ici bas c'est l'principe, j'ai pas d'preuve mais j't'incite
A pas croire que l'échec puisse faire partie d'un rite, parce que c'est pas vrai

Kery James:OK, j'veux qu' les jeunes de téc
relèvent la tête
On est pas condamnés à l'échec
C'n'est pas une fatalité, les jeunes de cité eux aussi peuvent y arriver
Avec 2 fois plus de volonté on peut grimper et parvenir jusqu'au sommet.

# Posté le dimanche 10 octobre 2004 05:57

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:59

les bons français bien de chez nous !

les bons français bien de chez nous !
et ben voilà je suis de retour ça a pris du temps mais il suffisait juste de me bousculer grave lol c'était pas compliqué

MUSIQUE

Des poursuites réclamées
contre des groupes de rap

200 élus ont demandé au ministre de la Justice d'envisager des poursuites contre sept groupes de rap, accusés d'incitation à la violence.


François Grosdidier (encore une bonne de tête de vainqueur franchouillard bien de chez nous ! ça rassure la mamie paraît-il ;)

Quelque 200 élus ont demandé au ministre de la Justice d'envisager des poursuites contre sept groupes de rap, accusés d'incitation à la violence, presque un mois après le déclenchement des émeutes, a-t-on appris mercredi 23 novembre auprès de l'initiateur de la saisine.
Le député avait déjà déposé une question écrite à l'Assemblée nationale à l'intention de Pascal Clément en août, concernant Monsieur R., de son vrai nom Richard Makela.
Il a déposé mardi six autres questions écrites, auxquelles se sont associés 152 députés et 49 sénateurs en majorité de droite, figurant dans une liste qu'il a transmis à l'AFP.
Elles visent le chanteur Smala, le groupe Lunatic, le groupe 113, les rappeurs Fabe et Salif ainsi que le groupe Ministère Amer.

"Plus acceptable"

"Le sexisme, le racisme et l'antisémitisme ne sont pas plus acceptables sur des paroles chantées que sur des paroles parlées ou écrites", a déclaré François Grosdidier.
"Ce n'est pas un type de musique qui s'adresse à un public averti (...) et qui est en mesure de prendre des messages au deuxième, au troisième ou au quatrième degré", a-t-il ajouté.
"Dans les facteurs qui ont conduit aux violences dans les banlieues, cela en fait partie", estime-t-il. "Ce phénomène musical là n'est pas du tout étranger à ces violences. Cela conditionne et c'est ce qui fait passer à l'acte".

# Posté le jeudi 24 novembre 2005 12:03

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:53

moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je

moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je moi je
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# Posté le mardi 27 décembre 2005 13:13

Modifié le dimanche 27 mai 2007 11:38