RESTEZ JUSQU'AU BOUT DU MORCEAU VOUS SEREZ SURPRIS !!!
paraît qu'il y a des musiciens qui cassent leurs instruments après chaque concert... non c'est pas vrai ?!? Who's that ?
Si les albums des Who sont toujours très soignés et novateurs, c'est pourtant sur scène que les quatre musiciens laissent exploser toute leur créativité et leur talent. L'energie dégagée sur scène est sûrement issue du volume volontairement excessif s'échappant des amplis (jusqu'à 126 décibels en 1976) et du "combat" que les quatre fortes personnalités du groupe se livrait sur scène. Dans le DVD de The Who - Who's Next[6], Roger Daltrey explique que sur scène était né un concours entre les musiciens : gagnerait celui qui se ferait le plus remarquer, d'où leur énergie et leur jeu de scène exceptionnel.
Daltrey, à la voix puissante, été souvent vêtu lors des concerts (surtout vers 1970) d'une veste à franges ouverte laissant apparaître son torse musclé. Son jeu consistait à lancer son microphone en l'air et de le faire tournoyer pour le rattraper au dernier moment.
Pete Townshend, pourtant très timide hors de la scène, rentre dans ses concerts dans ce qu'il décrit lui-même comme un état second[7], bondissant avec sa guitare à travers le plateau à des hauteurs invraisemblables, fracassant sa guitare au sol et sur les amplis à la fin des concerts et n'hésitant pas à agresser à coups d'instrument tout imprudent qui tenterait d'interrompre le spectacle ! Townshend se fait donc connaître pour son style scénique excentrique, introduisant souvent dans les morceaux joués des solos assourdissants, faisant de grands moulinets de son bras droit (technique dite du "windmill", le "moulin à vent") ou balançant sa guitare dans la foule.
Keith Moon ne restait pas en reste faisait preuve d'un certain zèle pour cette activité, tapant violemment sur sa batterie, jusqu'à pulvériser celle-ci: ses batteries survivaient rarement à un concert, et devaient souvent être arrimées au sol pour ne pas se déplacer sous ses coups. Il alla même jusqu'à louer une batterie avec des feux d'artifice, qu'il fit exploser à la fin de My Generation, ce qui selon la légende, laissa à son partenaire Pete Townshend un trouble auditif permanent (voir l'anecdote). Ces singeries lui valurent le surnom de Moon the Loon (traduction approximative : Moon le fou).
Pour rivaliser avec ses amis et se détacher du "chaos" ambiant qui regnait sur scène, John Entwistle avait développé un jeu de doigts d'une incroyable rapidité (on le surnommait à ce titre John Powderfinger Entwistle) et restait immobile et impassible sur la scène.
