A VOIR D'URGENCE

A VOIR D'URGENCE
Comme un aimant


Résumé:Dans une ruelle du Panier, quartier phocéen, marqué par l'histoire, au métissage millénaire. Des jeunes. Entre 20et 30 ans. On ne sait pas vraiment. L'air amusé, des yeux d'enfant qui pétillent, des paroles à l'accent chaud. Huit amis que l'on devine inséparables malgré l'ennui, malgré la galère. Plaisanteries de collégiens. Une voiture de sport étriquée, unique moyen de locomotion, transport vers une magouille du quotidien. Reculer pour mieux sauter.


c'est le résumé que l'on trouve avec le film voyez le.

# Posté le dimanche 04 juillet 2004 06:45

Modifié le mardi 23 mai 2006 12:59

IAM EN CONCERT

IAM EN CONCERT
Iam en concert c'était au festival des Nuits de Fourvière à Lyon...monumental....!

Ils ont surtout fait des morceaux du nouvel album:
Second souffle (où ils ont fait leur entrée)
Stratégie d'un pion

Encore plus de monde
Le barème
la méche et les sens
(des inédits qui niquent)
Lâches
Mental de Viêt-Cong (à la fin du morceau tous immobile le poing en l'air......magnifique!!)
22/04 (qui parle du Fn et où nous avons étés chaleureusement invités à lever le majeur en l'air sur des écrans derrière eux les troupes hitlériennes)
Tiens (y'a un gars du public qui est monté sur scène et qui a juste eu le temps de serrer la main d'Akh avant que les vigiles le chopent et le fassent descendre)
Revoir un printemps (y'a le fils de Freeman qui est venu entre les deux dj après Freeman l'a pris dans ses bras pour l'amener sur le devant de la scène mais le ptit bout d'chou s'est accroché à un élément du décor qui est tombé lol)
Noble art ( les couplets de Red' et Method' remplacé par des couplets en Français...)

et des classiques qui ont fait que la salle a pris feu:
Je danse le Mia
Petit Frère
Un bon son brut pour les truands (y'a un gars du public qui a levé un chapeau de paille en l'air Akh l'a pris l'a mis et l'a passé à Freeman qui se l'est enfoncé jusqu'aux yeux avant de chanter son couplet)
Nés sous la même étoile
Bad boys de Marseille
Independenza
Demain c'est loin
(seulement 1 minute! trop déçue la fille ;)
Le côté obscur de la force (un bonheur ....on tourne la tête et on voit la foule lever les bras en l'air et crier en coeur "Viens, bascule de notre côté" ;)

Bref ce concert était une tuerie...1seul petit regret...c'est qu'ils n'aient pas chanté LE FEU...

# Posté le lundi 26 juillet 2004 11:43

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:46

les psy4 de la rime

les psy4 de la rime
et oui qu'est-ce que tu veux j'aime trop le rap Marseillais moi!
alors Psy 4 c'est 3 mc's (Soprano, Don Vincenzo et Segnor Alonzo) et un DJ (Sya Styles)

une chanson que je kiffe trop parce que la prod est une p@#!* de tuerie....

Segnor Alonzo
Trop souvent sur la trajectoire
je développe couz'
pas d'enveloppe me pousse à rester dans c'bizz
ni même si Penelope Cruz
j' rêve pas d' Hollywood
je traite pas trop de give-up yo loose
à peine à l'aube dans ce putain d'club
un diamant une ventouse
que je bosse sur cette vitre
vite j'choppe la poignée
vif j'choque j'met l'rap au grenier
ça a besoin de poussière
j'pavane trop ma silhouette dans ces coins sombres
où ma savane crache pas clair
dlà a là
l'ex-esclave qui t'parle mais en reste un dvant Allah
je maîtrise welou quand c'est le coeur qui parle
pour certains ça peut virer dans le paradoxe
même voire pire dans l'intoxe
mais je m'en moque car je me fie à la
fuck que j'sème arroser aux pleurs de la daronne
P.L.A.N. entouré de Taï-monde de faire le fric comme la baronne
c'est pas le même système
ici ça coupe l'Aghan en lamelles pour sortir le 400ML
j'pêle-mêle j'ai du attraper un coup de life live
live ou New york c'est pas mienne dis leur
moi je fracture la poudre ta vie à coups de middle
c'est la guerre arrive sans sbires
la porte est sous granit
mais chui la meule !

{Refrain: x2}
Fuck le monde et ses normes
ici c'est 50-50 foi énorme
on suit pas les critères imposés par l'homme
pareil pour nos textes
on vit au taquet !
Et ses normes
ici c'est 50-50 foi énorme
on suit pas les critères imposés par l'homme
pareil pour nos textes
on vit au taquet !

Don Vincenzo
J'ai l'impression d'être attiré dans l'fond
par des filets et filez tous
car dans l'fond personne sera épargné puisqu'au fond
fuck ces hommes sont les envier car dans l'fond
j'vais pas attendre qu'la mort m'cueille dans son panier
yo what's up niggaz
qui se la ramène ? Vince le Colon
un enfoiré de plus qui vient faire péter les boulons
un perturbateur d'plus contre la haute classe
qui veulent diriger le monde
mais n'sont pas au niveau de l'atlas
au taquet c'est la vie que je mène
sans m'plaindre sans geindre sans crainte
comme certains car l'islam mon oxygène
c'est notre guy notre vie notre choix
un guinée norme comprends pourquoi tu fais pas l'poids
hors norme j'suis là pour t'informer
c'est pour une rave donc va dire au président de s'la fermer
au fait j'suis venu armé cour royale tous six sly haineurs
voilà mon armée ma firme P.L.A.N.
sous n'importe quelle forme
ni vu ni connu je t'embrouille sous n'importe quelle forme
ignorant dis toi que mes frères ont trop de trucs en eux
trop d'stesse trop d'gêne
mes frères ont trop d'H.A.I.N.E. !

{au Refrain, x2}

J'suis esclave que d'Allah
donc on voit les gants sur le ring d'la vie
j'ai voulu d'Clay à Ali
Clair qu'à la première mesure j'm'alie au côte Afghan au Mali
voilà pourquoi je salis
le drapeau des states de bill gate des têtes africaines
t'aident peut être à travers des guétapans sur nos petites têtes
si t'aimes tête mon zguègue
peut être que t'as les lèvres d'Angélina Jolie
trop souvent sur le rally du vice
faut qu'je donne des coup d'freins au lieu de coup d'reins
avant le coude plein de sang
parce que la mère est salie depuis que la mer et salée
le monde s'entend pas malgré SFR et TISCALLI
trop d'golden dolly
d'Mars à New Delhi
marche les clones dolly
marre d'ces tas d'délit
trop peu d'gens achètent ces vérités
pas grave je rappe la qualité pas la quantité au lit du monde
le Tiers-monde fait trop la femme
dupe on voit pas la mort de la même façon
c'est le retour de flamme
on punit pas un homme avec d'la taule ou d'la mort
demande aux potes à Oussama quand ils décollent d'un aéroport
on est tous au bord du gouffre
espoir assassiné haine emmagazinée depuis le temps qu'on souffre
j'suis pas d'tes potes mon sang je viens le signer
je rappe le nez rouge seulement quand j'suis enrhumé !
Bouffe...

# Posté le lundi 26 juillet 2004 12:21

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:54

don choa:l'interview du ptit gars sans gène...

don choa:l'interview du ptit gars sans gène...
Il affiche une maîtrise impressionnante pour son 1er album solo, Vapeurs toxiques. Direction artistique, choix des sons, flows, lyrics, ce Don de l'Art de rue a été, il est vrai, à bonne école, du studio à la scène, entre family business et fonky success. Maturité donc, mais de celle qui laisse la place à l'auto-dérision, tout en tentant, avec brio, d'élever le débat. Un p'tit bordel organisé, n'est-ce-pas ?

R.A.P. : Petit rappel historique
Don Choa : Je suis originaire de Toulouse, ça fait 8 ans que j'habite Marseille. Dans Sale Sud, un morceau avec Dadoo, je big up les 2 villes, car même si je viens de Toulouse, je me sens bien à Marseille aussi. Et c'est pas un truc contre le Nord non plus, car le son, ce sont des Parisiens qui l'ont fait ! Je représente c'est tout.

R.A.P. : Quand as-tu effectivement commencé à rapper ?
Don Choa : Ado, vers mes 15 ans, j'ai fait quelques tags, mais je me suis mis à rapper très rapidement, je faisais du ragga aussi. On avait un petit groupe à Toulouse, on s'entraînait entre nous, sur du beat box, car on avait pas d'instrus, c'était une autre époque, c'est pour cela que je fais une dédicace dans Art de Rue à ce sujet. On faisait juste, parfois, quelques micros ouverts à la radio. Et la FF, je les connaissais déjà, mais j'étais encore à Toulouse. De toute façon, chacun a plus ou moins commencé de son côté. Ce sont Djel et Pone qui nous ont présentés. On s'est retrouvés petit à petit, le courant passait bien et on a fait un morceau qui a d'ailleurs donné le nom du groupe. On n'avait rien calculé, je dirais presque que ça s'est fait par hasard.

R.A.P. : Petit, tu ne te voyais pas rappeur. Que voulais-tu faire ?
Don Choa : De la caillasse (rires) ! Mais quand j'ai commencé à rapper, je ne calculais pas le côté bizness. Tout ça est arrivé après, avec les premiers cachets. Maintenant, c'est vrai que quand les jeunes se mettent à rapper, ils voient direct la caillasse mais pour moi c'est une illusion, c'est être naïf comme les mecs de Star Academy ou de Loft Story. Nous, on a commencé pour le fun.

R.A.P. : Mais à un moment donné, il a fallu faire un choix pour ta carrière, non ?
Don Choa :Ma vie ça a été l'école puis le boulot. Après l'école, j'ai fait des petits boulots, et s'il faut y retourner demain, j'y retournerai. On n'avait pas idée que le rap, ça allait devenir gros comme ça. Bien sûr, à un moment, il a fallu faire un choix. Eh bien, le choix, il s'est fait le jour où j'ai gagné assez pour ne plus aller vendre des fruits et légumes. Tout simplement !

R.A.P. : Et à ce moment-là, l'envie et la fraîcheur restent intacts ?
Don Choa : Tant que la passion et l'enthousiasme sont là! Par contre, il faut peut-être trouver d'autres centres d'intérêts, approfondir certains côtés, pour ne jamais perdre la créativité. Mais gagner sa vie avec de la musique, c'est agréable. C'est pas avec la musique que tu deviens riche, on n'est pas milliardaire, mais on se fait plaisir tout en gagnant notre vie.

R.A.P. : Tu as une expression très imagée : « croquer dans la galette » : tu peux expliquer ?
Don Choa : En fait, ce n'est pas exactement la caillasse, mais plutôt la possibilité d'accéder à tout ce qu'on nous montre et qui nous fait envie. Tout le monde se jette sur les miettes, mais ce qu'ils veulent vraiment, c'est croquer dedans. Mais comme dit le Rat dans le HS volume 1, « plus ça rentre et plus je suis loin du compte ». J'ai un peu cette impression-là moi aussi.

R.A.P. : C'est pour ça que tu dis que tu as perdu trop de temps ?
Don Choa : Non, là il s'agit plutôt d'exprimer, dire des choses, Parce que bon, la caillasse, c'est bien beau, mais un jour, tu vas partir, et tu n'emmènes rien dans ta tombe. Je ne voudrais pas paraître prétentieux, mais c'est vrai qu'en tant qu'artiste, j'aimerais bien laisser une trace.

R.A.P. : Comment t'es-tu mis à ton solo ?
Don Choa : Quand le Rat préparait son propre solo, en 2000. Ce n'était pas une obligation, en fait c'est souvent les gens qui te mettent la puce à l'oreille. J'ai pris trop la confiance en faisant du ski, je me suis cassé un genou, du coup, je me suis retrouvé immobilisé chez moi et je me suis mis à écrire sur des sons. J'enregistrais sur des mini-disques, après il y a eu la tournée, Art de Rue. C'est pour cela que ça a pris du temps.

R.A.P. : Quelles sont tes conditions d'écriture ?
Don Choa : J'ai fait pas mal de textes en studio. Mais j'écris un peu tout le temps. Idéalement, j'aimerais être 6 mois de l'année en studio, l'autre moitié en tournée. Je me lève, je fais des morceaux, je mets le temps que je veux à les faire, j'écris dans le studio, j'essaye, je pose. C'est ce que j'ai fait pour cet album, c'est pour ça que j'ai un peu éclaté le budget ! Mais c'est toujours mieux quand tu as du frais, en plus dans un gros studio, comme un labo, avec de grosses femmes enceintes, c'est toujours mieux que dans sa chambre, alors autant en profiter !

R.A.P. : Qui t'a aidé dans ce projet ?
Don Choa : J'ai fait la préparation tout seul, aller chercher les sons à droite, à gauche. Après, mon entourage a aidé, j'ai maquetté avec Djel par exemple. Et puis j'aime bien avoir quelqu'un avec moi en studio, tu peux discuter avec ton pote, lui faire écouter, c'est plus agréable. En fait, un de mes objectifs, c'était plaire aux producteurs, que les producteurs ne soient pas déçus de ce que j'ai fait avec leur son. J'ai choisi des instrus déjà faits, parfois, j'ai demandé une couleur plus particulière, mais je ne suis pas du genre à être derrière les gens, je les laisse travailler, s'exprimer, que ce soit le producteur, le graphiste, etc. Et éventuellement après, je leur fais mes commentaires. J'ai quand même le dernier mot ! En solo, tu dois tout prendre en charge toi-même, donc c'est une pression supplémentaire, mais bien sûr, c'est bien en même temps de décider de tout.

R.A.P. : On met souvent en avant ton côté un peu fou ?
Don Choa : J'ai mon côté dingue, mais il n'y a pas que ça, parfois je suis tout tranquille, je ne dis pas un mot, comme tout le monde. Parfois, j'ai l'impression que les gens préfèrent ne retenir que mon côté dingue, celui du p'tit gars sans gêne,qu'ils n'attendent que ça de moi. Comme je dis dans un morceau, vous ne voulez pas que je me calme, vous me préferez faire rageux jour et nuit !! C'est aussi un peu pour ça que j'ai fait Mon p'tit bordel 2, mais encore une fois, ce n'est qu'une facette de ma personnalité. Bon en même temps, c'est normal, c'est du rap, même s'il y a aussi des morceaux plus posés ou plus lourds.

R.A.P. : La grande surprise, c'est que tu chantes
Don Choa :Ben comme tout le monde, sous la douche. Après je me suis dit, j'aimerais bien des parties chantées. Je me suis dit : je vais faire les mélodies et les textes moi-même. Puis, en studio, je me suis dit : je vais les poser pour faire des repères pour les choristes quand ils viendront. Les ingénieurs me disaient : tu te débrouilles, je leur demandais : c'est juste ? Ils me disaient : en tout cas c'est pas faux ! Déjà ça te met dans le doute ! (rires) Mais du coup, les parties que je pouvais faire, je les ai faites moi-même. Il paraît que certaines vedettes qu'on voit à la télé ne chantent même pas juste, je n'en avais même pas conscience, pour moi, ils chantaient bien ! On en apprend tous les jours avec la musique. En tout cas, j'aime bien chanter, écrire les mélodies.

R.A.P. : L'album sort dans quelques semaines, comment te sens-tu ?
Don Choa : Content de l'avoir fait, j'ai envie de le défendre, mais j'ai déjà envie de faire de nouveaux trucs ! Je m'essaierai peut-être à faire quelques sons, mais je veux qu'il me reste du temps pour l'écriture, pour la vie en général.

R.A.P. : Mets-tu une distance entre l'artiste et l'homme ? Sont-ils différents ?
Don Choa : ma vie c'est aussi un bordel, mais, si je me mets en scène dans des morceaux, je mets aussi vachement de moi. En fait, je calcule pas trop ça, je suis moi tout le temps. C'est surtout le regard des gens qui change. Des fois, on me dit : en concert tu sautes partout, là tu es assis ! Excuse-moi, je vais pas sauter sur la table, tout casser, passer pour un fou, un asocial ! Mais c'est vrai qu'en concert, le public est en folie, il crie, il reprend tes morceaux, donc toi aussi tu es en folie. Mais bon, à ce moment-là, il n'y a pas deux personnages en moi, mais 4 ou 5 !

R.A.P.: En écoutant ton album, son côté rentre-dedans, moqueur, fait un peu penser, dans l'esprit, à Eminem
Don Choa : C'est ce que j'aime chez Eminem, il insulte des mecs et il donne leur nom ! Bon moi j'ai pris des mecs de la variété, mais c'est vrai que j'aime pas Sardou ! J'ai l'impression qu'il se lâche le mec, comme il y a beaucoup de rappeurs qui se lâchent, après on fait souvent le parallèle, peut-être à cause de la couleur aussi ! (sourire) Il y a quelques personnes qui calculent mon apparence, Menzo me l'a fait remarquer un jour, alors que moi, je n'avais pas capté. C'est comme ces boîtes où ils ont un quota de Noirs, tu as envie de leur dire excuse-moi d'être en vie, excuse-moi d'être né !

# Posté le mardi 27 juillet 2004 10:13

Modifié le mardi 23 mai 2006 13:35

Mr. shurik'n

Mr. shurik'n
il a une voix terrible et sur scène franchement il est impressionnant y'a pas d'autre mot !

Voici le morceau éponyme de l'album "où je vis".Voici les lyrics donc...

Mais qu'est-ce que je vais leur dire
Maintenant qu'ils sont là?
Bienvenue, ça fait longtemps qu'on vous attend?
Franchement, on n'y croyait plus
Vaut mieux que vous le sachiez
Je ne sais pas vraiment à quoi vous pensiez
Une chose est sûre, vous n'avez rien à nous envier
Je parie que chez vous les jours s'écoulent
Inexorablement, calmes
Ici, pas un ne passe sans qu'un gosse trépasse
Les larmes succèdent aux lames
Je parie que vos pères vivent plus longtemps
Vos mères sourient plus souvent
Ici, il y a les chanceux et ceux suent leur sang
Les sans-abris, démunis
Je sens que vous ne comprenez pas ce que je dis
Tant mieux; ici, c'est un peu comme les étoiles
La nuit les mecs détalent plus vite qu'une blate sur une plinthe
Les plaintes pour vol volent les gens s'affolent
Le FN colle, la haine racolle, y'a plus d'auréoles
Les pourris se gavent
Les petits tombent dans les caves, bavent
Je parie que chez vous y'a moins de tombes
Ici, c'est grave, y'a des pères qui battent leurs gamins
Disent qu'ils les aiment
Et certains hommes aiment leur femme avec des chrysanthèmes
La passion prend le dessus souvent
Trop souvent asservie par un dogme
Les fanatiques se lavent dans des bains de sang impur
Je vous jure, c'est pas la fin de votre quête
Ni la bonne planète
Ici, les gens différents, ça inquiète

Refrain:
Vois où je vis
Des gens meurent encore de faim ici
De froid, d'ennui
Certains flirtent avec l'oubli
On plie ou on paie le prix
Vois ceux qui en rient
La conscience
C'est comme les taches, ça s'essuie
(bis)

Je sais pas comment c'est chez vous
Ici l'argent fait la loi
Les lois sont faites par et pour ceux qui en ont
Les autres affûtent leurs dents
Trop de vies abreuvent les sillons
Trop de croix au crayon
Baïonnettes aux canons
L'homme tue l'homme pour des ronds
Si j'étais vous, je ne resterais pas là
Même si on vous accueille aujourd'hui
Demain, on vous jettera, croyez-moi
La couleur crée des frayeurs
Chez ceux qui ignorent la voix du coeur
Mais y'en a trop, y'a sûrement une erreur
Ailleurs, je suis sûr que c'est pas comme ça
Quoi, me faites pas croire
Que là-bas aussi les cons sont roi
On a eu deux guerres, Hitler
Et y'a encore des gens avec le même genre d'idées
Pas claires pour les pas clairs
Alors je prie les pères, vos grands-pères
S'endorment sûrement au coin du feu le soir
Ici, c'est l'hospice
Rien à foutre, l'histoire c'est un tableau noir
Bien sûr, j'ai peur des fois, je pense à Tess
Je crains qu'il ne blesse Yanis petite gaisha ne cachera pas ses tresses
Je saignerai pour ça, les poings serrés
Sans geindre, j'avancerai droit vers l'autre
Prêt pour une dernière étreinte
J'espère que chez vous c'est pas comme chez moi
Construire sa vie avec la mort en soi
Vivre en armure, sentir son sang devenir froid
Je sais, c'est pas gai, mais tout est vrai
Ici les gens pas comme les autres on les hait depuis l'éternité

# Posté le jeudi 29 juillet 2004 04:04

Modifié le mercredi 23 mai 2007 01:53